Si, comme moi, tu souffres du syndrome de l’objet qui brille, prendre une décision a déjà rimé avec regret.
Parfois immédiatement, parfois quelques semaines plus tard.
Une formation achetée dans la précipitation (« elle va résoudre tous mes problèmes »).
Un outil adopté parce que la présentation semblait parfaite.
Un challenge prometteur… que tu as tenu quatre jours.
▶️ Tu t’es peut-être dit : « J’aurais dû réfléchir davantage. »
Ne te juge pas trop vite. La vérité, c’est que tu n’avais pas les bons critères au moment du choix.
Tu as décidé sous l’impulsion : envie, peur de rater une opportunité, besoin de te prouver quelque chose.
🌿 Décider sans regret, ce n’est pas devenir hyper-rationnelle ni craindre la nouveauté.
C’est poser les bons repères à l’avance, définir des critères clairs pour savoir si un choix te correspond, dans l’instant et dans la durée.
On va voir ensemble trois exemples concrets pour apprendre à décider avec clarté.

1. Choisir un outil pour étudier les langues (ou tout apprentissage)
Je commence par celui-ci parce que je suis polyglotte et que j’ai testé un nombre absurde de supports.
Tu connais le scénario : tu télécharges Duolingo, Drops, Babbel… et tu termines avec six applis et zéro régularité.
▶️ Le problème, ce n’est pas ta motivation : c’est l’absence de critères.
Avant de choisir, demande-toi :
- Est-ce que j’aime l’utiliser ? Ton cerveau ne persiste pas dans la contrainte. (Dans mon cas, l’interface trop fluo de Drops me donnait la migraine.)
- Est-ce que je vois ma progression ? Sans visibilité, tu décroches.
- Est-ce que c’est simple à intégrer à ma vie réelle ? (Je dois pouvoir placer mes sessions dans mon emploi du temps sans friction.)
- Est-ce cohérent avec mon objectif ? Réviser chaque jour n’est pas la même chose que préparer un examen.
💓 Plaisir, clarté, cohérence : trois critères simples mais décisifs.
Mini-exercice : écris trois phrases commençant par « J’ai besoin de… »
Tu viens de créer ton cahier des charges.
Mon exemple perso :
🔹 J’ai besoin d’entendre les phrases tout en les lisant, avec des explications.
→ Clozemaster coche toutes ces cases.
🔹 J’ai besoin de voir des tableaux (conjugaisons, déclinaisons, vocabulaire).
→ Les manuels « X langue en 3 mois » sont parfaits pour ça.
🔹 J’ai besoin d’un objectif mesurable et d’une progression claire.
→ Un manuel préparatoire à un examen me sert de cadre de référence.
Résultat : fini les essais multiples. Je ne m’éparpille plus, je sais où je vais et comment mesurer mes progrès.
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2. Choisir une formation professionnelle
Sujet sensible, surtout quand le syndrome de l’imposteur rôde.
Tu veux progresser, valider tes compétences, parfois même combler un sentiment d’illégitimité.
Et parfois, tu transformes la formation en procrastination active : un moyen d’éviter d’agir.
Quand tu tombes sur la formation « parfaite », respire.
Avant de sortir la carte bleue, pose tes critères :
- Confiance : est-ce que j’aime la pédagogie de cette personne ?
- Format : le rythme me convient-il (autonomie, live, replay) ?
- Disponibilité réelle : ai-je la bande passante mentale pour suivre maintenant ?
- Résultat concret : qu’est-ce que je veux avoir acquis dans trois mois ?
🌿 Et si tu ressens le FOMO (Fear Of Missing Out) : mets ton achat en pause 48 h.
Ce délai suffit souvent à calmer l’euphorie et à te ramener à la clarté.
Mon exemple perso :
🔹 J’ai besoin de supports visuels ou de sous-titres, pour que mon IA puisse générer un résumé détaillé.
🔹 Je préfère le replay, parce que ma connexion Internet est parfois capricieuse.
🔹 Je dois surveiller mon emploi du temps : ma santé passe avant la surcharge.
🔹 Grâce à mon système Notion et à ma méthode « L’année de 12 semaines », je planifie à l’avance mes apprentissages.
➡️ Décider en amont, c’est me protéger de la paralysie décisionnelle plus tard.

3. Créer ton propre challenge d’un mois
Tu la connais, cette poussée de motivation qu’on ressent souvent en janvier : tu veux tout reprendre en main, que ce soit sport, rangement, créativité ou équilibre.
Mais entre les « 30 jours de sport » et les « 28 jours pour une maison rangée », ton cerveau hésite déjà.
▶️ Là encore, les critères changent tout.
Avant de te lancer, demande-toi :
- Est-ce que ce challenge m’apporte du plaisir ?
- Est-ce que je peux le tenir sans m’épuiser ?
- Est-ce qu’il a du sens dans ma vie actuelle ?
Si tu coches ces trois points, tu tiens un challenge viable.
Exercice rapide :
« Ce mois-ci, je choisis de ___ pour me sentir plus ___. »
Puis définis trois petits pas à planifier dès la première semaine.
Mon exemple perso : cet été, j’ai suivi le Ray Bradbury Challenge : chaque jour, un récit court, un poème et un essai. Je t’en parle ici, en anglais.
Pour tenir un mois entier, j’ai tout préparé d’avance :
- ma sélection de textes dans Notion ;
- une vue dédiée dans ma base « Bibliothèque » ;
- l’extension Save to Notion pour archiver mes trouvailles.
Résultat : un mois de lectures fluides, sans charge mentale, et le plaisir retrouvé de lire chaque jour.
En résumé
Décider sans regret, ce n’est pas avoir toujours raison.
C’est savoir pourquoi tu choisis, et te respecter assez pour ne plus agir sous la panique ou la précipitation.
🌿 Les bons choix ne sont pas parfaits, ils sont alignés.





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