Pourquoi on garde trop : les raisons psychologiques du hoarding

10 Nov, 2025

Onest Mindset - Pourquoi on garde trop les raisons psychologiques du hoarding

Tu connais cette sensation quand tu ouvres ton placard ou que tu regardes tes dossiers… Un léger poids sur la poitrine, une sensation d’étouffement, de débordement.

Ce n’est pas forcément parce que tu manques d’organisation ou que tu n’es pas disciplinée.

C’est parce qu’il y a trop de choses. Trop d’objets, de fichiers, d’idées de partout.

Entre les choses qu’on garde juste au cas où et les projets commencés mais jamais finis sur lesquels on va revenir, un jour, tu te noies.

Or, ce n’est pas un hasard. Cette tendance au hoarding a des racines profondes : psychologiques, émotionnelles, identitaires.

Avec une neurodivergence, ce phénomène peut s’avérer plus marqué, parce que ton cerveau retient différemment, mais trouve également des façons inattendues de se rassurer.

🌱 Aujourd’hui, on va explorer les racines psychologiques du hoarding sans honte ni jugement.


Pourquoi on garde trop : les racines du hoarding

Je veux que tu retires de ton esprit une pensée limitante qui te portera préjudice si tu t’y attaches.

➡️ Le hoarding (matériel, digital ou mental) n’a rien à voir avec la paresse. C’est une stratégie de survie.

J’ai compris beaucoup de choses en analysant ma propre enfance, mais également en m’interrogeant sur mes réactions après avoir déménagé à de nombreuses reprises. Beaucoup d’objets étaient devenus des ancrages et je les ai trimballés ici et là.

Voici les problèmes identifiés :

Le hoarding par peur de manquer

C’est la fameuse rengaine du “au cas où”.

Un jour…

Ça finira par me servir…

Quand l’opportunité se présentera…

Sans entrer dans les détails personnels, cette peur est très ancienne, elle s’ancre dans l’insécurité : tant financière que matérielle ou émotionnelle.

Elle renvoie à d’intenses moments de solitude ou d’humiliation durant mes années formatrices.

Le pire, c’est qu’elle n’a pas besoin d’être rationnelle. Puisque c’est une tentative pour me protéger, je ne trouve aucun intérêt rationnel à la déloger.

Le besoin de racines (surtout quand on manque de stabilité)

Quand tu as beaucoup bougé ou que tu as perdu quelqu’un, les objets deviennent des repères stables.

Ils créent une continuité quand la vie change trop vite.

C’est la même chose lorsque tu gardes des projets, des dossiers ou des formations en attente.

➡️ Le simple acte de conserver te permet de maintenir une identité cohérente, même si tu n’agis pas.

Le hoarding par peur du vide

La solitude m’a beaucoup affectée étant petite.

Accumuler des livres sur lesquels faire courir mes yeux me permettait de couvrir ce qui bouillonnait en moi.

Le silence fait souvent remonter ce qui est enfoui en toi.

Alors c’est normal que ton cerveau préfère garder plutôt que de ressentir quelque chose qui lui fait peur.

konmari contre le hoarding et pour l'introspection sans culpabilité

Le besoin de sécurité

Le hoarding crée un cocon autour de toi.

Il te protège d’une sensation de vulnérabilité, de l’impression que tout pourrait s’écrouler du jour au lendemain.

Mais parfois, tu gardes trop pour véritablement maintenir le contrôle.

L’identité

🌿 On ne garde pas des objets : on garde des morceaux de soi.

Tu ne veux pas jeter un carnet : tu penses à la version de toi qui écrivais dedans.

Tu n’arrives pas à te résoudre à archiver un projet abandonné ? C’est parce que tu penses à la version de toi qui rêvait de le mener à bien.

Tu gardes de vieux espaces Notion qui ne te servent plus : ils servaient pourtant une ambition ancienne que tu n’oses pas laisser mourir.

Penses-y 💓


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Hoarding matériel, digital ou mental : même mécanique

Le syndrome du “je garde trop jusqu’à ce que ça déborde” prend plusieurs formes :

🔹des captures d’écran pas renommées ni classées

🔹 des vêtements jamais portés ni ajustés à ta taille, mais pour lesquels tu trouveras l’occasion, un jour

🔹 36 cours en ligne commencés, mais pas terminés

🔹 des projets en attente depuis plus de 3 ans (il m’en aura fallu plus de 5 pour lancer ce blog).

Tout ceci relève d’une même dynamique émotionnelle : tu accumules pour ne pas avoir à prendre de décision radicale.

Mais une fois que tu te seras occupée de ton mental, le tri deviendra facile, car ce n’est pas une question matérielle.


La méthode KonMari : la gratitude, pas la violence

La méthode KonMari fonctionne bien pour les cerveaux neurodivergents, car elle n’impose rien, elle honore.

🔹Tu remercies ce que tu laisses partir,

🔹tu reconnais le rôle que cela a joué pour toi,

🔹tu reconnais la version de toi à laquelle cela appartenait.

Une fois que tu as associé le tri à un acte d’amour, tu peux remplacer “je m’en débarrasse” par “je m’en libère avec gratitude”.

Un espace de travail organisé contre le hoarding

Comment faire quand tu as peur de laisser partir : 4 clés Onest contre le hoarding

O : Observer ce que tu gardes… et pourquoi

Qu’est-ce qui t’alourdit ? Des dossiers, des projets ? Une habitude ? Un objet ?

Demande-toi : quelle version de moi garde ça ? Quelle émotion cela protège-t-il ?


N : Nommer ce que tu ressens

Je garde parce que :

🔹 j’ai peur de manquer

🔹j’ai peur de ne plus me sentir en sécurité

🔹j’ai peur d’oublier celle que j’ai été.

Mettre des mots sur un ressenti, c’est déjà retirer le brouillard de la carte.


E : Élaguer sans violence

Certes, KonMari exige de sortir tous tes vêtements du placard en même temps.

Nous allons y aller mollo.

Commence par cinq minutes de désencombrement.

Un dossier.

Une idée.

Un vieux manuel.

En bref, éclaircis un peu pour mieux respirer.


S : Structurer ce qui reste

Tu ne vises pas le minimalisme-brutalisme.

N’enlève pas tout.

Fais simplement une place claire à ce qui compte encore pour toi.

T : Transformer ta relation à l’espace

Tu dois vraiment te rendre compte que moins de choses ⇒ moins de bruit ⇒ plus de sérénité.


Ce que j’ai appris en faisant ce travail moi-même

Je suis passée par toutes les étapes que je viens de décrire et cet article est très personnel.

Il parle de mes déménagements successifs, du mal que j’ai à me défaire de celle que j’ai été par le passé, du besoin de tout garder “au cas où”.

Or, en accumulant pour tenter de créer de la stabilité intérieure, j’ai fait tout le contraire.

C’est en me libérant d’une partie de ces objets, fichiers ou projets, et en triant le reste, que j’ai commencé à créer cet espace stable en moi.


Conclusion : garder moins pour vivre plus

Le hoarding n’est pas un défaut, mais le signal d’une émotion mal écoutée.

Quand tu comprends ce qui se joue, tu peux transformer ta relation aux objets et aux idées avec gratitude.

Les raisons psychologiques du hoarding
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Sur l’auteure

Angélique Olivia Onest Mindset

Angélique Olivia

Ancienne EIP (enfant intellectuellement précoce), j'aime parler de douance, de neurodivergence et d'organisation à d'autres femmes en recherche de clarté.

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